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Nos voyages lents, Saint-Jacques, Shikoku,...

Nos voyages lents, Saint-Jacques, Shikoku,...

Pour vous faire partager nos voyages lents sur les chemins de Saint Jacques et tous les beaux chemins du monde...

Publié le par Pascale Aurejac Rovira
Publié dans : #Finisterra, #Muxia

Avant dernière étape avant que je remonte dans un bus puis un train puis une voiture pour rentrer et reprendre le fil de ma vie après cette belle aventure.
Hier soir, je sommeillais devant un animé japonais, soudain, un jeune homme a ouvert ma porte, il a du avoir aussi peur que moi. Remis de nos émotions nous avons échangé quelques mots. Il est lituanien, c’est son premier jour et il va juste faire le triptyque Santiago - Finisterra - Muxia. Il s’est installé dans le dortoir à côté avec l’espagnol, ce dernier a son retour de la ville où il était allé dîner a un peu écouté sa radio ou son mobile fort, je craignais le pire pour la nuit, hé bien pas du tout. Nuit très silencieuse dans une auberge bien chauffée et j’ai super bien dormi même en sachant que l’entrée était  restée ouverte. Je dépasse mes peurs. 
Ce matin j’étais réveillée un peu avant que mon réveil ne sonne à 6h50 et à 7h30 j’étais sur le départ alors que mes colocataires dormaient encore. 
Je me suis bien équipée, en principe pluie toute la journée assortie de coups de vents violents.

Dommage que le ciel soit bouché il y avait de beaux points de vue tout aujourd’hui

Dommage que le ciel soit bouché il y avait de beaux points de vue tout aujourd’hui

J’ai continué à essayer de photographier les greniers, j’ai appris par Mercedes qu’ils ne s’appelaient plus Horreos, c’est l’appellation Asturienne. En Galice ce sont les Cabazos. Ils sont le plus souvent en granit et étonnamment longs.

Les Cabazos Galiciens
Les Cabazos Galiciens
Les Cabazos Galiciens
Les Cabazos Galiciens
Les Cabazos Galiciens
Les Cabazos Galiciens

Les Cabazos Galiciens

Sur les 10 premiers kilomètres j’étais sur de petits chemins forestiers dans les bois. Très vite, le déluge et les sentiers détrempés ont eu raison de mes chaussures.

Le vent soufflait par rafales, le mauvais temps auquel je me trouve confronté monte en puissance. Sur les prévisions météo, ils parlaient de 28 km/h, je ne sais si c’est beaucoup mais ce que j’ai pris toute la journée de profil ou de face cela me semblait énorme. 

Mes petits chemins forestiers

Mes petits chemins forestiers

Après 9 km, j’ai pu faire une pause petit déjeuner à l’auberge toute proprette qui fait bar l’alto Da  Peña. Ça fait un bien fou de boire un bon café au lait et de manger un peu. La propriétaire me rassure pour la suite, je trouverai quelque chose d’ouvert sur ma route soit à environ 5 km ou à 13 km. Il est 10h quand je ressort dans la tourmente, je pars pour 13 km avant la pause déjeuner que j’estime vers 13h

Sur ma route un arbre aux beaux fruits oranges qui me transportent immédiatement au Japon, de beaux kakis bien brillants sous la pluie.

Arbre à kakis.

Arbre à kakis.

Vers 13h, à Santa Mariña un petit bar est ouvert, à l’intérieur une pèlerine aussi trempée que moi me propose de partager un taxi avec elle pour aller à l’albergue. Elle jette le gant, n’en peut plus. Je décline sa proposition. À ce moment là j’ai fait 22 km environ et il doit m’en rester autour de 12, je suis mouillée mais je sais qu’après avoir mangé, je pourrai sans problème tenir le choc pour 3 h de plus dans ces conditions.

Pas de menu pèlerin, ni de menu tout court mais des bocadillos. Pas envie de sandwich mais ok pour une omelette sans pain, je regarde sur le comptoir. Une banane et une barre de kinder pour me faire plaisir, j’y ajoute une eau pétillante et une infusion de tilleul. Ce sera la meilleure omelette de tout mon périple servie toute chaude parfaitement cuite, un régal.

Vous l’aurez remarqué, je fais une pause vin depuis que Jean-Louis m’a quitté. J’aurai un immense plaisir à boire un coup de bon vin en sa compagnie. D’ici là un peu d’abstinence ne fait pas de mal.

Ma pause déjeuner : une bonne omelette

Ma pause déjeuner : une bonne omelette

Le déluge semble ralentir mais je ne suis pas au bout de mes peines. La route est complètement inondée. Je me lance en visant le moins profond, j’aurais de l’eau jusqu’aux chevilles et ça ruisselle très fort.

Route inondée.

Route inondée.

Champs saturés d’eau

Champs saturés d’eau

Et que dire des rivières …
Et que dire des rivières …

Et que dire des rivières …

C’est bien dommage ce mauvais temps car le paysage est beau, je suis dans la campagne, c’est très vallonné. Au loin un très grand lac Encoro Da Ferbenza, c’est un lac artificiel. Et encore plus loin sur les collines des éoliennes.

Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin
Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin
Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin
Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin
Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin
Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin

Mes paysages de campagne, collines, un lac au loin

À Corzon, une église entourée de son cimetière avec le clocher décalé. Pierres grise, ciel couvert, il est juste un peu plus de 15h, je ne suis plus très loin.

L’église de Corzon et son clocher décalé
L’église de Corzon et son clocher décalé

L’église de Corzon et son clocher décalé

Et puis au loin un bout de ciel bleu, incroyable, j’arrive à Olveiroa sous le soleil !

Le ciel bleu de la lumière quel plaisir !

Le ciel bleu de la lumière quel plaisir !

Entrée dans ma ville étape Olveiroa me voici !

Entrée dans ma ville étape Olveiroa me voici !

Qu’est ce que j’ai galéré pour trouver ici, albergues fermées, pensions aussi, j’avais fini par appeler la casa Loncho et le monsieur m’avait dit qu’ils étaient en vacances mais là, me voyant très ennuyée, après avoir discuté avec son épouse, ils ont accepté de me recevoir. Sinon c’était à minima 4 km de plus et croyez moi, en arrivant là, j’avais ma dose. 
Donc j’arrive devant la grande cour, une belle Cabazos dressée devant le bar, la porte est entrouverte, le panneau fermé pour congés dessus mais je suis gentiment accueillie par la maîtresse des lieux. J’aurai le gîte, le couvert, mon linge lavé et séché et peut être même le petit-déjeuner. Tout pour le bonheur du pèlerin.

Mon hébergement du soir.
Mon hébergement du soir.
Mon hébergement du soir.

Mon hébergement du soir.

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L
Aglagla ... entre le vent, la pluie, la solitude ...les éléments se déchaînent pour clôre en beauté et endurance ton chemin ... tu les as eu, tu y es arrivée ;)
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A
moi je crois qu'un peu de vin pendant une journée comme ça t'aurait aidé à mieux supporter ce temps horrible!!!
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