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Nos voyages lents, Saint-Jacques, Shikoku,...

Nos voyages lents, Saint-Jacques, Shikoku,...

Pour vous faire partager nos voyages lents sur les chemins de Saint Jacques et tous les beaux chemins du monde...

Publié le par Pascale Aurejac Rovira
Publié dans : #Camino Mozarabe

Hier soir nous sommes remontés faire un tour dans le village puis nous avions rendez-vous avec les primos pour dîner en face de leur pension. En remontant vers le village autour de 18:39, nous avons vu descendre un homme escargot et nous avons donc pensé que nous ne serions pas seuls dans notre gîte du soir.

Nous le retrouverons au bar le soir en effet, c’est Reynard un allemand amoureux du camino qui fait des très grosses étapes. Nuit très calme en sa compagnie homme habitué et respectueux des us et coutumes du chemin et de la vie communautaire des auberges.

Nous avons la chance de trouver l’église ouverte. Début de construction années 1550. 

La iglesia Nuestra Señora de La Asunción et sur un de ces coté un rappel du Camino Mozarabe
La iglesia Nuestra Señora de La Asunción et sur un de ces coté un rappel du Camino Mozarabe
La iglesia Nuestra Señora de La Asunción et sur un de ces coté un rappel du Camino Mozarabe
La iglesia Nuestra Señora de La Asunción et sur un de ces coté un rappel du Camino Mozarabe

La iglesia Nuestra Señora de La Asunción et sur un de ces coté un rappel du Camino Mozarabe

Quelques belles demeures, le drôle de bâtiment est le centre culturel  et des cigognes
Quelques belles demeures, le drôle de bâtiment est le centre culturel  et des cigognes
Quelques belles demeures, le drôle de bâtiment est le centre culturel  et des cigognes

Quelques belles demeures, le drôle de bâtiment est le centre culturel et des cigognes

Au bar en attendant nos camarades, nous pouvons assister à des parties enflammées de bâton. Le patron accepte de nous servir un peu plus tôt que l’heure espagnol vers 20:00, Salmonejo, spécialité andalouse, un gaspacho un peu plus épais servi avec des œufs durs émiettés et du jambon, un poisson blanc en sauce, nous avons pu avoir aussi le queso de brebis de la serena qui nous a enchanté et une bonne tranche de Pastèque bien juteuse très sucrée. 

C’est du sérieux une partie de carte

C’est du sérieux une partie de carte

Ce matin, le ciel est rose, hier Pedro a appelé à La Habla où nous avions envisagé de faire étape, l’auberge, unique hébergement est fermée. Alternatives s’arrêter à 11 km, à Magacela et en suivant Medellin à 25 km où pousser à Don Benito à 28km où se trouvent des pensions et en principe des religieuses qui font de l’accueil. 

Pas moyen de contacter nos religieuses, Nely n’y arrive pas plus que nous. Jean-Louis est bien motivé par les 28 km, moi, j’avoue que je traine un peu des pieds, le petit village de Magacela me semble très tentant. C’est là que l’association du Mozarabe et de la Plata envisage de créer un petit musée ayant tissé de fort lien avec ce lieu. Il faut aussi dire que c’est un endroit chargé d’histoire.  Du XI e siecle avant Jesus-Christ à 1610 au moment de l’expulsion des Maures, en passant par les romains, c’est un lieu unique qui a vu passer 6 civilisations et il reste encore tant à découvrir.

La journée promet d’être belle, les primos nous saluent en passant
La journée promet d’être belle, les primos nous saluent en passant

La journée promet d’être belle, les primos nous saluent en passant

Jean-Louis et Pedro, des vignes qui font place ensuite aux céréales.
Jean-Louis et Pedro, des vignes qui font place ensuite aux céréales.
Jean-Louis et Pedro, des vignes qui font place ensuite aux céréales.

Jean-Louis et Pedro, des vignes qui font place ensuite aux céréales.

Nous marchons au milieu des champs de céréales et bientôt, nous découvrons le site protégé de la Mata, hélas fermé nous laissant sur notre faim. C’est un site Tartesso, je vous renvoie au lien du wikicamino très bien documenté.

Pas moyen de voir, encore un endroit où revenir
Pas moyen de voir, encore un endroit où revenir

Pas moyen de voir, encore un endroit où revenir

En ligne de mire devant nous le petit village. Dans les champs les moutons et leurs sonnailles. Sur l’autre côté d’étranges ruines qui sont des fours pour fabriquer de la chaux, c’est abandonné mais récent, 20e siècle.

Le village et les précieux moutons
Le village et les précieux moutons

Le village et les précieux moutons

Les anciens fours années 70
Les anciens fours années 70

Les anciens fours années 70

Puis nous voici au pied de Magacela, nous nous laissons emmener par une pancarte qui indique la casa rural El Cercòn pensant trouver un bar où boire un café au lait, quand mom telephone sonne. Heureux hasard, c’est Michel Cerdan de l’association parisienne Mozarabe Plata qui vient s’enquérir de notre périple. Mon dieu merci, c’est on ne peut plus raccord ! 

Il nous organise depuis Paris un rendez vous avec le fils D’Isabel la propriétaire des lieux qui travaille. Par chance une maison est libre, c’est charmant, une courette intérieure et une jolie petite maison avec une cuisine rouge et blanche, une belle pièce claire et deux chambres avec une salle de bain. C’est parfait, nous pouvons nous y faire un petit café au lait et prendre notre déjeuner. Nous avons même un présent de Michel, un excellent Chorizo artisanal. 
 

Une charmante casa rural à Magacela
Une charmante casa rural à Magacela
Une charmante casa rural à Magacela
Une charmante casa rural à Magacela
Une charmante casa rural à Magacela
Une charmante casa rural à Magacela

Une charmante casa rural à Magacela

Nous commençons notre promenade par le Dolmen de la Magacela. Ce sont de grandes dalles de granit placées en cercle, sur certaines, on peut voir des gravures. 

Nous y rencontrons un monsieur natif d’ici, vivant à La Havane, historien qui nous explique que l’extrêmadure est une grande plaque de Granit qui a été modelée par l’eau au fil des siècles donnant ces grands blocs que nous avons croisés,  quartzite, calcite et argile.

Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien
Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien
Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien
Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien
Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien
Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien

Découverte du dolmen avec Manuel Izquierda Fernandez préhistorien

C’est lui qui nous a parlé des fours à chaux, il nous a ensuite accompagné jusqu’à un petit hermitage un peu plus loin, nous montrant au passage un ancien moulin à huile construction en pisé et les quatres murs d’un ancien temple roman

Un ancien moulin à huile qu’il n’a d’ailleurs jamais vu fonctionner
Un ancien moulin à huile qu’il n’a d’ailleurs jamais vu fonctionner
Un ancien moulin à huile qu’il n’a d’ailleurs jamais vu fonctionner

Un ancien moulin à huile qu’il n’a d’ailleurs jamais vu fonctionner

L’ancien hermitage, hôtel à cigognes
L’ancien hermitage, hôtel à cigognes
L’ancien hermitage, hôtel à cigognes

L’ancien hermitage, hôtel à cigognes

Nous sommes remontés dans le village et ses jolies petites ruelles en sa compagnie. Il nous a mis sur le chemin de la mairie où nous avons promis à Michel Cerdan d’aller saluer madame le maire, après quelques courses à la tienda du village.

 

En montant point de vue à 360
En montant point de vue à 360
En montant point de vue à 360

En montant point de vue à 360

Nous avons reçu un excellent accueil, est il utile de le dire, mme le maire nous propose de monter plutôt ce soir au château, à titre tout à fait exceptionnel, elle laissera les extérieurs éclairés pour qu’on puisse en profiter au frais. En principe ils ne l’illuminent que les fins de semaine, nous avons une chance immense, elle se bagarre pour faire rayonner sa magnifique petite ville.

Une élue très impliquée dans le rayonnement de sa belle ville

Une élue très impliquée dans le rayonnement de sa belle ville

Nous continuons à découvrir la petite ville et ses rues étroites maintenant un peu de fraîcheur et favorisant la circulation d’air.

La estela de Magacela date d’environ entre 800 et 1000 ans avant JC. C’est une stèle guerrière mesurant environ 1,40m, pointue. Elle est gravée.

Trace du temps passé, La Estela, l’originale se ai trouvé au musée de Madrid

Trace du temps passé, La Estela, l’originale se ai trouvé au musée de Madrid

Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total
Murs chaulés et fleuris, un ravissement total

Murs chaulés et fleuris, un ravissement total

Ce soir, visite de la forteresse et découverte des peintures rupestres. Je n’ai pas fini de vous parler de cette petite merveille qui valait bien une pause.

J’en profite pour remercier de nouveau Michel, Isabel qui nous a reçu au pied levé et la charmante maire de Magacela.

Merci aussi à Manuel Izquierdo Fernandez pour ses explications et son guidage 

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