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Nos voyages lents, Saint-Jacques, Shikoku,...

Nos voyages lents, Saint-Jacques, Shikoku,...

Pour vous faire partager nos voyages lents sur les chemins de Saint Jacques et tous les beaux chemins du monde...

Publié le par Pascale Aurejac Rovira
Publié dans : #Plata 2022

Un arrêt au refuge paroissial du père Blas est une pause dans un lieu de bienveillance et d’amour. Nous sommes invités à participer à une messe de bénédiction des pèlerins dans l’église Santa Maria la Blanca gothique du XVe possédant un très beau retable attribué à Churriguera. Famille d’architecte inventeur d’un style baroque qu’on retrouve à Santiago. 
Ce sera une eucharistie courte car en suivant le père Blas a des communions dans l’autre église du village. Il y avait là un autre couple de français Denis et Christine, Tadeus notre polonais, Joseph le jeune géant slovaque, Miguel et Pilar et quelques espagnols dont nombre de cyclistes, le couple beaux frères et belle sœur canadiens anglophones, j’ai dû assurer la traduction pour eux, le père Blas me faisait un petit mélange franco espagnol et je tachais de retraduire…. 
Ce fut une belle messe et le père Blas nous a parlé de cette belle église reconstruite sous le signe de la résurrection avec de très belles statues contemporaines en bois blond. 
Le christ d’ailleurs n’est pas sur sa croix de souffrance mais en élévation. 

Info piquée sur Wikipedia petit problème de wifi pour mettre les liens et le retable qui lui est attribué qu’ils ont pu sauver car l’église était effondrée et a été rénovée ces 20 dernières années. Porte du Pardon
Info piquée sur Wikipedia petit problème de wifi pour mettre les liens et le retable qui lui est attribué qu’ils ont pu sauver car l’église était effondrée et a été rénovée ces 20 dernières années. Porte du Pardon

Info piquée sur Wikipedia petit problème de wifi pour mettre les liens et le retable qui lui est attribué qu’ils ont pu sauver car l’église était effondrée et a été rénovée ces 20 dernières années. Porte du Pardon

Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis
Un arc en ciel total nous a accueillis

Un arc en ciel total nous a accueillis

En partant, nous avons discuté un peu avec lui, il nous a gentiment invités à venir comme hospitaliers, toutes les bonnes volontés sont bienvenues. Ainsi ils préparent un défilé avec les chariots et une vingtaine de chevaux pour Salamanque. C’est un homme bon et chaleureux. 

Jean-Louis et le père Blas

Jean-Louis et le père Blas

Lorsque nous sommes rentrés la cloche pour appeler au dîner retentit. Nous sommes réunis autour d’une très grande table dans la plus grande pièce pleine d’objets anciens et de tableaux bien mis en valeur. Les hospitaliers, un homme et une dame, elle en cuisine, lui au service nous ont régalés d’une verrine de Salmonejo, une soupe de pois chiches, une truite de belle taille grillée, une assiette de salade poivrons et maïs, j’ai oublié une tranche de boudin et en dessert un yaourt strataciella avec un gâteau dessus. Bref un excellent repas pour les pèlerins. 

Une belle tablée
Une belle tablée
Une belle tablée
Une belle tablée

Une belle tablée

Mais ce matin il ne s’agit pas de traîner mon réveil sonne à 4:55, nous évacuons nos affaires préparées le plus silencieusement possible dans l’espace toilette à côté. Toni ne tarde pas à nous rejoindre, ainsi que Cahors. Lorsque nous filons vers la salle à manger, Cahors ne s’est pas embarrassé, tout est allumé dans notre petit dortoir, mais je pense qu’il avait du valider ça la veille avec l’ensemble des autres pèlerins.

Tout est prêt pour le petit déjeuner, un buffet est dressé et Miguel est déjà là mangeant en picorant debout. Il va partir avec Toni, Pilar va rester là et retrouver Miguel dans deux jours à Salamanque. 

Les matinaux arrivent, Cahors, toujours un peu dans son coin, le couple de Français et Toni. Il est 6:00 lorsque nous sommes partis. En théorie 29 km nous attendent avec le franchissement d’un col le pico de la Dueña qui se trouve à 1169 m d’altitude. 

C’est le moment de partir nous saluons l’hospitalier sympathique et à nous le chemin et le lever soleil
C’est le moment de partir nous saluons l’hospitalier sympathique et à nous le chemin et le lever soleil
C’est le moment de partir nous saluons l’hospitalier sympathique et à nous le chemin et le lever soleil

C’est le moment de partir nous saluons l’hospitalier sympathique et à nous le chemin et le lever soleil

Sur cette étape il n’y a rien pour se ravitailler. C’est dans le sac ! 
c’est toujours un plaisir immense de voir le soleil se lever et nous avons un paysage ouvert de Dehesa, prairies plantées de chênes dans lesquelles pâturent les animaux. Très spécifique de l’extremadure je pense. 
Dans un enclos sont enfermés pour la nuit un troupeau de mouton encore couchés, je m’approche pour les photographier quand soudain surgit un chien qui me signifie clairement de passer mon chemin. Il fait très bien son boulot. 

Les bornes miliaires nous ont accompagnés sur toute notre route du jour
Les bornes miliaires nous ont accompagnés sur toute notre route du jour
Les bornes miliaires nous ont accompagnés sur toute notre route du jour
Les bornes miliaires nous ont accompagnés sur toute notre route du jour
Les bornes miliaires nous ont accompagnés sur toute notre route du jour

Les bornes miliaires nous ont accompagnés sur toute notre route du jour

Miguel et Paco nous ont dépassés
Miguel et Paco nous ont dépassés
Miguel et Paco nous ont dépassés
Miguel et Paco nous ont dépassés
Miguel et Paco nous ont dépassés

Miguel et Paco nous ont dépassés

La nouveauté  du jour sont les troupeaux de porcs noirs agiles qui nous surprennent par leur vivacité et leur curiosité qui est en fait lié à leur gourmandise car nous passons certainement un peu avant l’arrivée des fermiers qui viennent les nourrir. Ici ils sont dans de grands espaces en presque liberté 

Cochon bondissant

Cochon bondissant

Animaux paisibles dans une Dehesa
Animaux paisibles dans une Dehesa

Animaux paisibles dans une Dehesa

Nous attaquons notre montée vers le Pico de la Doña que nous verrons bien dégagés. Cette montée se fait au milieu des petits chênes, là haut, La Croix dressée à l’initiative du père Blas et des amis de saint jacques via de la plata. Il y a aussi une belle ribambelle d’éoliennes, c’est bien venteux. Là haut, le point de vue est très beau immense, bien dégagé. Je ne suis pas bien équipée pour rendre la magie du paysage.

En chemin nous avons été dépassés par deux cyclistes. Nous les avons retrouvés un peu plus loin après un petit mur, tous les deux en contemplation devant leurs vélos posés au sol. Amusante image, Jean-Louis leur demande s’ils se reposent et moi derrière si tout va bien. En effet ils se reposent. 

L’un des deux présente un joli petit ventre bien rond devant (syndrome métabolique) et était en train de griller une cigarette. Après l’effort qu’ils venaient de faire ! Que dire, ce monsieur se prépare des problèmes de santé, je suppose qu’on le lui a déjà dit, quelle inconscience.

Ils étaient amusants en contemplation devant leurs vélos couchés côte à côte
Ils étaient amusants en contemplation devant leurs vélos couchés côte à côte

Ils étaient amusants en contemplation devant leurs vélos couchés côte à côte

La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m
La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m
La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m
La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m
La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m
La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m
La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m

La Cruz de Santiago à un peu plus de 1150 m

Sur ce chemin il y avait les bornes romaines mais aussi de grandes croix en bois envahies et parfois même complètement recouvertes par des petits chênes.

Les croix envahies de végétation, les troupeaux de vaches, ici encore de la lavande papillon en fleurs et un arbre magnifique
Les croix envahies de végétation, les troupeaux de vaches, ici encore de la lavande papillon en fleurs et un arbre magnifique
Les croix envahies de végétation, les troupeaux de vaches, ici encore de la lavande papillon en fleurs et un arbre magnifique
Les croix envahies de végétation, les troupeaux de vaches, ici encore de la lavande papillon en fleurs et un arbre magnifique
Les croix envahies de végétation, les troupeaux de vaches, ici encore de la lavande papillon en fleurs et un arbre magnifique

Les croix envahies de végétation, les troupeaux de vaches, ici encore de la lavande papillon en fleurs et un arbre magnifique

Sur la seconde partie du chemin, nous longerons une petite route par de petits chemins près une belle descente. Nous ferons très peu de bitume mais au bord de la route nous verrons ce qui est probablement une belle vipère décapitée. 

Ce soir au bar de notre petit hôtel Cahors est venu régler l’auberge c’est la même propriétaire et il nous a raconté qu’il avait eu la frayeur de sa vie. Un énorme serpent ayant certainement eu au moins aussi peur que lui s’est dressé, lui a fait faire un bond énorme de côté et chacun a continué son chemin. Lorsque nous avons fait notre pause déjeuner à midi, nous l’avons vu arriver de loin et nous nous sommes étonnés de le voir marcher sur la route, c’était certainement pour ça. Il est revenu sur le chemin pour nous saluer. 

Il nous a raconté qu’Igor (jeune allemand né au Kazakhstan) avait filmé un serpent en train d’avaler une souris. Nous utilisons nos bâtons pour taper et prévenir les reptiles de notre venue. Dire que je relevais ma vigilance, voilà qui va réveiller ma prudence !

Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route
Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route
Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route
Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route
Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route
Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route

Les petits chemins où fleurissent les petits iris, le serpent décapité et un bout de route

Le guide nous parlait de Calzadilla del Mendigos. Sur la droite , des hommes semblent s’occuper de marquer des veaux qui manifestent très bruyamment leur frayeur.

Sur la gauche des cochons noirs, le lieu est signalé comme un élevage de cochons. Nous pensons Bellota et envoyons un sms à notre ami Marc gastronome hors pair et très au fait des bonnes adresses où trouver des produits d’exception. 

En fait le lieu est une Finca qui élève des taureaux. Source Marc.

Souce le guide Lepère : nous entrons sur le plateau de Salamanque dans la contrée nommée Campo Charro lieu d’élevage des taureaux les plus prestigieux d’Espagne ainsi que les porcs ibériques. Viandes excellentes mais aussi taureaux de combats. Après la finca, dans La Dehesa se trouve un immense troupeaux. 

 

Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux
Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux

Calzadilla del Mendigos finca qui élève des porcs ibériques et des taureaux

Allez quelques bornes miliaires et le chemin vers San Pedro
Allez quelques bornes miliaires et le chemin vers San Pedro
Allez quelques bornes miliaires et le chemin vers San Pedro

Allez quelques bornes miliaires et le chemin vers San Pedro

Nous finissons par trouver un arbre accueillant pour notre pause déjeuner et nous sommes très surpris de voir passer après Cahors, les deux compères Miguel et Toni qui nous ont expliqués un truc à propos de l’eau. Je ne sais pas où nous les avons à nouveau dépassés.

Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro
Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro

Arrivée sur San Pedro bleuets, champs de blé, foins en bottes et emballés, chênes verts, vue sur San Pedro

La fin du chemin près de la route en chantier n’est pas très jolie mais sur la fin nous obliquons sur un sentier longé de mention bienvenue dans pleins de langues, je vous mets la version espagnole et japonaise (youkoso) bon le yo n’est pas au top ようこそ

Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village
Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village

Arrivée sur San Pedro, bleuets, champs de blés, bottes de foin et enfin le village

Ce soir nous sommes dans un petit hôtel VII Carreteras, c’est la même propriétaire que la petite auberge où il n’était pas possible de réserver. Compte tenu de la longueur de l’étape, des problèmes de piqûre de Jean-Louis et de mon dos nous avons choisis d’assurer, en réservant dans l’hôtel, d’autant que nous avions lu que l’auberge n’était pas au top s’il y a du monde. Il est certain qu’elle n’a pas de cuisine. 

Nous sommes bien installés au calme, au frais et le repas du soir (menu du jour à 11€) est délicieux ! Salmonejo, viande rouge et poulet bien préparés avec des légumes justes saisis ça fait du bien ! 

Les Français Denis et Christine sont venus boire un pot et ne sont pas convaincus par la petite auberge qui n’est pas pleine, nous aurions pu y aller. Un peu de confort de temps en temps ne nuit pas.

A demain rendez vous à Salamanque.

Casa rural carretera VII
Casa rural carretera VII
Casa rural carretera VII
Casa rural carretera VII
Casa rural carretera VII

Casa rural carretera VII

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L
Des cochons bondissants, des serpents dressés, des pèlerins sauteurs et des bidons en contemplation .... que de surprises dans cette étape ... hihihi...
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P
Chaque jour son lot d’émerveillement !